MacPlay, éditeur mac très actif, a signé récemment un contrat avec une société de jeux vidéos PC, Crave Entertainment. Le premier fruit de ce partenariat sera Freedom Force, un jeu... sympatoche!
Un semblant d'histoire
Nous ne pouvons pas à proprement parler d'histoire. Il s'agit plutôt d'un concept : reproduire l'athmosphère du
Silver Age (traduire âge d'argent) de la bande dessinée américaine. Et de ses concepteurs de dire :
" Ce jeu ne possède pas d'histoire, il contient juste ce dont a besoin un bon comic, c'est à dire des Aliens, des communistes et des super vilains." . Le jeu se déroule dans les sixties dans la ville imaginaire de Patriot City, clin d'œil à l'excentrique ferveur patriotique américaine.
Un gameplay surprenant
Alors que l'on s'attendait à un énième FPS troisième personne, Crave nous a surpris. Eh oui, Freedom Forces est bien un
RPG. En effet, vous ne contrôlez pas un super héros, mais
toute une équipe, qui évolue au cours de la partie. Vous récolterez ainsi deux types de points : les classiques points d'expérience et ceux de prestige. L'
expérience s'accumulera tout au long de la partie et servira comme dans tout jeu de rôle à faire grimper des niveaux à vos héros (leur permettant d'obtenir de nouveaux pouvoirs, par exemple). Les points de
prestige, quant à eux servent à toute l'équipe : ils sont récoltés après vos succès et servent à (entre autre) recruter de nouveaux héros.
Le jeu en lui-même
Le jeu est en
3D temps réel, vous vous balladez donc un peu où bon vous semble. Les combats sont un mélange de tour par tour et de combat en temps réel. Je m'explique : au lieu de foncer dans le tas, à la Diablo, vous bénéficiez d'une
pause vous permettant d'indiquer à vos héros leurs ordres et même de leur créer des combinaisons d'attaques, ressemblant aux combos d'
Oni. Vous contrôlez ainsi jusqu'à quatre personnages sur le même écran. Mais chacun a son propre caractère. S'ils sont têtus, ils ne vous obéissent pas forcément et attaquent directement, s'ils sont timides, ils n'osent pas y aller, etc... Enfin, ils peuvent se défendre les uns les autres en cas d'attaque surprise, sans avoir forcément besoin d'attendre vos ordres. Les personnages livrés en série sont au nombre de quatorze, mais il est possible d'
éditer vos propres héros et de leur attribuer des points d'aptitudes, jeu de rôles oblige.
Un rendu visuel limité
Au niveau graphique, ça n'est pas sans rappeler
Get Amped, petit freeware japonais ; les personnages ont également un faux air de
Tony Hawk. Freedom Force est basé sur le moteur de
NDL, baptisé
NetImmerse qui affiche un haut niveau de détail (2000 polygones par personnage). Il a l'avantage de créer un environnement
totalement destructible, un peu comme le sous-exploité Geo-Mod de
Red Faction. Tout est en 3D temps réel et les éclairages, à défaut d'être dynamiques sont magnifiques. Cependant, les couleurs criardes, bien qu'elles donnent au jeu une athmosphère sympatique, le font ressembler à
Feeble Files et des décors limités en détails rappellent Spiderman.
Un jeu sauvé par le multiplayer
Après avoir terminé le mode solo, vous vous replongerez agréablement dans le mode multi. Tout comme en SP, vous dirigez une équipe de super héros (et aussi de
super vilains, si vous le souhaitez). L'architecture ouverte de Freedom Force permet d'ajouter de nombreux
skins, permettant ainsi de gonfler les rangs de votre milice. Vous disposerez de nombreux
maps dédiés au réseau, dans lesquels vous pourrez vous défouler sur les serveurs FF qui commencent à pulluler.
N.B. Le temps de pause entre les combats est établi par le serveur hôte.
Configuration à l'image de vos héros... musclée
La configuration minimale est assez impressionnante pour un jeu de rôles : sur PC, un P II cadencé à 300 Mhz, 64 M de Ram et une carte graphique dotée de 16 Mo est le strict minimum. Pour la configuration recommandée, elle est simplement le double (600, 128 et 32). C'est le prix à payer pour admirer les supers pouvoirs de vos héros.
Enfin un digne successeur à Weekend Warriors...
Ce jeu ravira les plus jeunes ainsi que leurs aînés. Il rappelera sans doute à ces derniers
Weekend Warriors, qui occupa mes après-midi de jeunesse. C'est un jeu original, qui mérite, rien que pour son athmosphère délirante, un petit détour.